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Un blog ouvert à tout fan de Japanimation et autres. Nombreuses critiques et impressions sur toutes sortes d'animés, des récents aux plus vieux.

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Ib [1/2] : Visite guidée





Tout le cast réuni !

Alors où commencer...Ib est un jeu sorti en été 2012. Il est classé dans la catégorie « horreur », même si cet aspect peut-être contesté, et contient de nombreuses énigmes à résoudre. Jusqu'à ce jour, il n'a pas encore été traduit en français.
Pour ceux qui ne connaissent pas, et qui comptent lire la totalité de l'article sans jouer au jeu, voilà un bref résumé. Nous incarnons Ib (ou Eve, selon les traductions), une fillette de neuf ans venue visiter une galerie d'art avec ses parents. Décidant d'aller s'y promener seule en les attendant, elle finit par constater qu'après avoir regardé une certaine peinture, tous les visiteurs semblent avoir disparus, et que la galerie elle-même semble l'inviter à pénétrer à l'intérieur même d'uneœuvre peinte à même le sol. Seule dans cet endroit malsain, dangereux, sa vie repose désormais dans une rose rouge, qu'elle doit protéger à tout prix des tableaux l'attaquant régulièrement.


Bon, je vais être franche, quand j'ai entendu parler d'Ib, je pensais que ça se prononçait « Aïe-Bi », que c'était des initiales désignant une sorte de programme informatique, ou d'entité mystérieuse se manifestant face à nous, héroïne sans nom, je pensais qu'Ib était simplement le prénom de Garry, et que c'était lui le méchant, l'incarnation de toute la méchanceté de la galerie, l'homme mystérieux, viril et peu loquace qui sera au final touché par notre pureté et qui...

Ce qu'on imagine pas comme truc en ayant juste vu une image.

C'est vraiment difficile d'expliquer à quel point ce jeu m'a conquise, et pour quelles raisons.
Peut-être est-ce grâce à ce facteur« horreur » moins présent que dans d'autres titres, insistant davantage sur l'ambiance angoissante que sur le gore, les courses-poursuites mortelles etc., et cet univers tellement étrange qu'on finit par développer une certaine curiosité à son égard, à chercher le pourquoi du comment.
Peut-être est-ce grâce aux trois personnages, à la fois très classiques et uniques, attachants, et honnêtement très bien écrits quand on s’intéresse à eux, et à l'histoire, qui ne laisse au final pas tellement de zones d'ombres que ça, fait rare dans un jeu d'horreur de cette veine.
Peut-être est-ce grâce à la symbolique très forte de certains passages, qui sont parvenus à provoquer chez moi des sentiments tellement forts, avec peu ou pas de dialogue concrets.

Ou peut-être est-ce un mix de tout ça, ce qui va me permettre d'organiser mon article sur trois grands axes.

 

 


Down the fish's hole...



Parlons d'abord d'un point qui en aura troublé beaucoup : les graphismes. Contrairement à un Yume Nikki, ou à n'importe lequel des autres jeux que j'aurais cité, les personnages dirigés sont généralement « à la Pokémon », c'est à dire tout petit, tout chibi, ils font tous la même taille etc.
Ici, les personnages sont tout en longueur, et on sent que l'auteur a voulu montrer tous les détails chez eux, que ce soit au niveau des vêtements, de leur visage ou de leur coiffure ; mais évidemment, en pixel gros comme ça, ça devient rapidement difficile à gérer (JE VEUX DIRE GARRY A PAS D'YEUX SUR SON SPRITE ! C'EST UN HEROS DE HENTAI...). Même les CG ne sont pas magnifiques, avec un style assez brouillon, et des perspectives qui me laissent songeuse. Ou bien il est parfaitement normale qu'une fillette de neuf ans arrive à peine aux hanches d'un homme de vingt ans. Et je perds tout espoir en l'humanité ;__;

Il en va de même pour les nombreux tableaux dans la galerie : Pour certains, je réalise avec des mois de retard ce qu'ils sont véritablement censés représenter. On hésite parfois devant un élément, en ne sachant pas vraiment si ça risque de nous agresser ou pas ; c'est évidemment une part du jeu, mais c'est aussi souvent parce qu'on ne voit pas que petit pixel noir par terre est censé être une fourmi.
Mais d'un autre côté, rendre ces petits détails flous renforce notre besoin d’interpréter tout comme on le peut, surtout au début du jeu, lorsqu'Ib est seule, et ne comprend pas une bonne multitude de mots, dont les titres de certains tableaux.

Mais je dois l'avouer, j'ai été surprise par l'environnement, dans ce jeu. Lorsque j'ai compris qu'il s'agissait plus ou moins d'un jeu d'exploration dans une galerie d'art, je me suis dit que ce serait sûrement pas très intéressant, après tout, l'art, les musées, tout ça, je m'en fous un peu.
Pourtant, comme la route de Rin dans Katawa Shojo, ce sera le jeu mettant l'art en avant qui m'aura le plus attirée. Je dois vraiment avoir un truc avec ça...Ou bien c'est qu'on a d'un côté une route intéressante et de l'autre un jeu excellent, faut voir.
Relativement linéaire, plein de surprise et intrigant, c'est un musée que je prends toujours énormément de plaisir à visiter, les sections de couleur sont toutes très différentes, et même si la qualité des énigmes et leur difficulté peut varier, le tout reste très intéressant tout en conservant cet aspect angoissant.

 



Et je ne cautionne pas du tout la théorie Garry/Mary = Amis imaginaires è_é

 

 

Pourtant c'est vrai que pour un jeu d'horreur, il ne fait pas « très » peur. Évidemment, j'ai beaucoup sursauté sur le début du jeu, alors qu'on pénètre dans cet univers où les tableaux nous pourchassent et nous blessent, mais comme je l'ai dit, cette peur devient bientôt une curiosité, et on a envie de découvrir le plus de choses possible dans ce musée.
Je vais comparer de nouveau à d'autres jeux amateurs, mais prenez par exemple Witch's House, qui est aussi un très bon jeu que ce soit sur le plan de l'ambiance et de l'environnement que sur le plan de l'histoire : On a pas de barre de vie, et quasiment n'importe quoi peut nous tuer en un coup, sans prévenir (Soyons honnêtes : Se faire tuer par un têtard ou par un pissenlit, c'est quand même sacrément la loose.). Il y a déjà ça, plus le fait que quand on meurt...On se voit vraiment
mourir, on voit Viola se faire décapiter, écraser, être étendue au milieu d'une marre de sang. C'est ce genre de détail qui me fait vraiment peur, surtout quand ça tape dans le visuel trash.

Sur ce point, Ib en fait un peu moins. Quand Ib meurt, on voit juste son sprite devenir rouge, comme lorsque elle prend des dégâts, puis l'écran devient noir et on a l'écran de game over sur une musique ma foi plutôt douce. Pourtant comme je l'ai dit, ce jeu joue énormément sur la symbolique, et cette image sombre avec simplement la tige d'une rose sans le moindre pétale, et c'est quand sacrément angoissant quand on repense au « Soyez conscient du poids de votre vie »
Car oui, j'ai trouvé l'idée de la rose et de la statue qui lui est liée, « l'Incarnation de l'Esprit », une excellente idée.
D'un côté, on me dira qu'au final, c'est juste la barre de vie, qu'il n'y a pas de quoi en faire tout un plat. Peut-être, mais cette rose apporte vraiment quelque chose dans l'histoire, c'est un enjeu et un item à part entière, et pas juste «Ce qui désigne ta barre de vie ». Je reparlerais de son importance lorsque je parlerais des endings, mais j'ai trouvé cette initiative vraiment intéressante.
Bon, il y a aussi le fait qu'avoir une barre de vie signifie souvent qu'il n'y aura pas *trop* de pièges mortels. Ouf.

 

 


Le monde de Guertena : Un monde fou, fou, fou, fou !



Maintenant parlons des personnages. J'entends évidemment les trois principaux, Ib, Garry et Mary. Je pourrais très bien parler de Guertena ou des Lady tellement j'ai de headcanon sur eux, mais on ne va pas trop s'éloigner. Et puis il n'y a que trois personnages, c'est assez peu pour que je puisse me permettre de parler un peu de chacun, alors j'en profite !

D'abord notre héroïne éponyme, Ib. Contrairement à Misao ou à Mad Father, où l'héroïne fait un monologue toute les deux secondes (ce qui ne t'empêchera pas de mourir dans un piège évident,
loin de là), Ib est une héroïne silencieuse, ne dira pas un mot d'elle-même en dehors des choix, et montre très rarement ses émotions comme le prouve son regard de poisson mort sur son artwork ou sur l'écran principal du jeu.
Et chose qui -pour moi- joue énormément en sa faveur, c'est qu'elle n'est pas une psychopathe-troll, comme Aki, Aya ou Viola. La galerie a un terme un effet néfaste sur sa santé mental, mais pas au point des héroïnes que j'ai déjà citées, qui sont plus ou moins atteinte dès le début.

Avant de commencer le jeu, je la voyais presque comme une héroïne dont tu choisis le nom, qui n'a pas vraiment de personnalité ou quoi que ce soit, mais je réalise maintenant que ce n'est pas le cas, même si en effet, elle est difficile à cerner.
Ainsi on la représente souvent comme une sorte de robot-Chuck Norris overcheaté, sans le moindre sentiment, mais ça ne me plaît pas, pas plus que l'autre Ib qu'on revoit souvent, à savoir la niaise qui pleurniche toutes les deux minutes. Je veux bien tolérer quand c'est sur le canon du Painting's demise ou encore mieux, celui de Forgotten Portrait ; là au moins, elle a une vraie raison d'arrêter -même involontairement- de cacher ses sentiments, mais zut, faut pas la faire fondre en larme quand un truc a bougé...
Bon, Garry le dit lui-même : Ib ne fait que prétendre être forte. Au fond, ce n'est qu'une enfant de neuf ans, seule et angoissée, évidemment sans la moindre arme, qui peine à lire de nombreux kanjis, facilement influençable, et qui plus que tout, a besoin d'avoir quelqu'un à ses côtés. Mais ça ne retire pas le fait que ce soit une
loli dandere comme je les aime, et que je n'apprécie pas des masses quand on la voit trop expressive pour rien, dans les fanarts.

Ou tiens, je vais prendre un autre exemple : Dans un drama audio du jeu, qu'on peut trouver facilement en anglais sur youtube. Je ne critique pas le travail fait en lui-même, les voix collent, c'est très bien...Mais BON SANG, ce qu'Ib y est OOC. Je pense pouvoir catégoriquement affirmer que l'auteur n'a certes pas présenté Ib comme un robot, mais pas non plus comme une enfant lambda en train de pleurer toutes les deux minutes quand Garry n'est pas à deux mètres.





La peur, j'accepte. PAS LES TORRENTS DE LARMES !! Sauf dans un post-Forgotten Portait.



Ensuite Garry...Bon je vous le dis d'emblée, je ne suis pas fan du GarryxIb. Autant j'adore leur relation, je les vois comme un grand frère et sa petite sœur, ou bien comme deux grands amis, mais rien de plus. Beaucoup mettent en avant le fait que oh-la-la-il-lui-donne-un-bonbec-c'est-tellement-pedobear mais fuck, il devait faire quoi pour calmer la gamine ? Lui mettre une paire de baffes ? Non, pour moi, Garry est juste un type gentil et un peu excentrique, même en étant une lopette de première, sa présence suffit à rassurer Ib -et nous par la même occasion- dans ce musée des horreurs. Ça n'en fait pas le personnage le plus charismatique de tous les temps, certes, mais ça en fait un excellent ami, avec qui Ib se liera très rapidement. Et nous aussi d'ailleurs, c'est pour ça que je n'arrive pas à faire le jeu en me dirigeant volontairement vers les mauvaises fins.
J'ai l'impression de le tuer de mes propres mains, et volontairement cette fois.
Et j'ai l'impression d'être un monstre.

Alors oui, comme beaucoup, quand j'ai vu son design de base, je me suis dit qu'il avait l'air plutôt méchant et sombre, mais pas du tout, paaaas du tout. Et pourtant, certains passages -et certaines fins- nous prouveront que même s'il n'est pas très courageux, il sait quand il doit agir, il sait quand il doit nous protéger, il sait quand il doit prouver qu'on peut compter sur lui quand même.
Et ça, ça vaut plus que tous les mecs super virils et sans aucun défaut ! Na !

C'est difficile de nier catégoriquement la théorie comme quoi Garry est homosexuel, il y a beaucoup de facteurs qui peuvent le laisser penser : Son côté pas très viril, son style vestimentaire...spécial, et le fait qu'il utilise le « onee kotoba », soit un type de langage majoritairement utilisé par les gays, au japon.
Mais pff...Bon, déjà certes, à titre personnel, je n'y crois pas plus que ça, et de l'autre...
J'ai pas besoin de ce genre de détails ; on peut se faire tuer à tout moment, qu'est-ce que ça pourrait faire qu'il aime les pénis ou les vagins ?
Ah non attendez, peut-être qu'en fait les tableaux sont de gros homophobes, et que si Garry leur avoue qu'il est gay, ils fuiront et iront se confesser à l'église catholique la plus proche ?!
Pure genius.

Et puis même s'il était, c'est pas comme si on avait beaucoup de possibilité de shippings gay avec lui dans le contexte du jeu...Sauf quand je vois qu'on le shippe parfois avec Fake!Garry, aka Monsieur «
 JUSTE UNE ILLUSION QUI N'EXISTE QUE DANS LA TETE D'UNE FILLETTE TRAUMATISEE »...Ou avec une poupée bleue...Pff...
Ah, et petit détail : Je déteste qu'on lui mette des talons haut et du vernis à ongle noir/bleu/violet/whatever dans les fanarts...De 1) je n'ai pas le souvenir d'en avoir vu sur son artwork, de 2) Il a déjà l'air assez louche et physiquement emo comme ça, n'en rajoutons pas trois tonnes.
C'est comme la théorie comme quoi il serait de la famille de Guertena/un élève de Guertena/Guertena lui-même...C'est tellement tiré par les cheveux.





Dans la version 1.02, la clé était à un emplacement prédéfini, du coup au bout du deuxième essai, tu ne pouvais pas louper.
Mais ça c'était dans la version 1.02, avant que ça devienne random.


Et finalement Mary...
A vrai dire, c'est difficile de parler de Mary de manière générale, tant l'idée que je me fais d'elle varie selon les fins. J'en parlerais plus en détail dans le prochain article, mais j'ai toujours du mal à me dire si je l'aime ou si je la déteste au final, ça dépend véritablement de la route qu'on prend. Je suis totalement d'accord : Elle n'a pas eu une vie facile, on peut même dire qu'elle n'a pas eu de vie...haha ! Son rêve est plus que légitime et elle veut juste être heureuse comme n'importe quel enfant réel le serait, alors où est le problème ?
Le problème, c'est qu'à titre personnel, dans les mauvaises fins je n'ai juste pas pu lui pardonner. Alors oui, on va me dire « Abrutie, en gros ça te gêne pas qu'elle fasse tout pour que son rêve se réalise, mais seulement si ça te porte pas préjudice ?! »
Eh ben oui.
Vous verrez à quel point je considère la fin
Together Forever malsaine et tordue, quand on la regarde de son point de vue. Je voulais qu'elle réalise que si elle est vraiment l'amie d'Ib, elle doit la laisser partir, et pas détruire ce qui lui tient le plus à cœur sans le moindre remord.
Mais ne vous y trompez pas, comme pour Garry, lorsqu'on s’intéresse à elle, et qu'on va lui parler dès qu'on en a l'occasion, on s’aperçoit que Mary est très bien écrite, et finalement cette écriture relative en montrant que tout ce qu'elle disait n'était pas un mensonge, qu'elle aussi est très sensible à sa façon, et quelque part ressemble plus à une « véritable » enfant de neuf ans que Ib, qui reste quand même très, voire trop calme pour son âge.

En gros Mary, t'es une fillette très gentille, tu mérites d'être heureuse, mais je déteste ton côté yandere.
Alors si tu lâches pas ce couteau et que tu t'en prends à mon poto, tu mérites déjà moins d'être heureuse.






Ce miroir qui se brise est un mystère. Piste scénaristique ou simple flemme de l'auteur de dessiner les trois ensemble ?

 

J'ai toujours beaucoup aimé le symbolisme et le foreshadowing bien amené. Même sur un jeu linéaire comme Ib, ça nous pousse à réfléchir, et finalement après coup, à se dire « Mais j'aurais du comprendre ! » ou « Pitié que ça ne se passe pas comme ça » *tousse* MARY *tousse* LE JEU D'ARRACHER LES PETALES *tousse* . Mon exemple le plus concret sera toute la thématique de l'illusion, principalement visible dans la pièce des poupées.
Je vais vous rappeler les termes utilisés dans le livre « Ruin of the Heart » qu'on trouve dans cette pièce :

If your spirit suffers too much, you will soon start to hallucinate...
And in the end, you will be destroyed.
And more worrying yet...
Is that you will not even be conscious of that fact.


Les lapins/poupées, Fake!Garry, Fake!Maman, la réaction d'Ib dans les deux nouvelles fins, pour moi, tout lévite autour de l'extrait de ce livre. Durant ma première partie, je pensais qu'au final, Ib parvenait à sortir de la galerie sans trop de dommages moraux, mais finalement, c'est simplement parce qu'elle oublie les événements de la galerie. Etant une héroïne silencieuse, il faut vraiment lire entre les lignes pour comprendre que non, elle ne va pas bien.
La narration nous pousse aussi à réfléchir et à intérprêter par nous-même : Tout est vu selon Ib, qu'elle ait bien compris ce qu'elle voit ou non. Ainsi, la narration nous décrira un certain tableau choquant Ib comme « troublant » sans en dire plus ; le jeu restera ambïgu à savoir si le « fluide rouge » est en réalité de la peinture ou du sang, et...
Et elle pense qu'il est endormi...ENDORMI...A 9 ans tu peux quand même comprendre le concept de la mort quand même, non ?!
Ainsi, certains passages complètement normaux et impersonnels vus de l'extérieur arriveront à exploser le cœur à coup de truelle de ce qui jouent. Le scénario ne joue pas tellement sur le pathos, mais au final, celui-ci est en quelque sorte camouflé, et ça, ça me plait beaucoup.

Au final, on ne peut comprendre certaines subtilités du jeu qu'en ayant fouillé partout, et débloqué tous les dialogues. L'histoire est relativement floue, comme dans beaucoup de jeux d'horreur, mais est au final logique, tout en conservant des zones d'ombres.
Évidemment, certaines questions restent sans réponses concrètes, ce qui m'embête un peu quand même. Je pense notamment à la présence du tableau du père et de la mère d'Ib : Que faisait-il ici ? Pourquoi n'en reparle t-on jamais ? J'ai vu des théories comme quoi les parents étaient un tableau à la base, et qu'ils se sont échappés dans le monde réel, mais là aussi, ça me paraît un peu tarabiscoté. Ma seul idée serait qu'il s'agit d'un tableau placé pour déstabiliser Ib, et lui faire perdre la tête, mais j'admets que là aussi, c'est plutôt bancal.
Ou encore plus général : Pourquoi Garry et Ib sont-ils les seuls à s'être retrouvés dans la galerie ? Si Mary voulait sortir à ce point, elle aurait du y envoyer tout le monde, ç'aurait été plus simple pour trouver UN sacrifice sur les 25 personnages...
Enfin bon, je suppose que sans ça, il n'y aurait pas le facteur « Hé t'as deux BFF, il y en a un qui va mourir, CHOISIS!!§§§ », ç'aurait été tellement moins drôle...

Au final, je considère vraiment Ib comme un jeu unique, son ambiance, ses personnages, ses pistes musicales magnifiques, il m'a vraiment plu sur tous les points, et je n'aurais jamais cru dire ça pour un jeu amateur de deux heures. L'aspect finalement proche d'un Pandora Hearts (Ou d'Alice au pays des merveilles, enfin vous comprenez), et le fait que ce soit « horreur sans être trop horreur non plus ».
Alors oui, c'est des graphismes old school, c'est pixelisé, y'a pas de combats épiques, et en général, ça ne demande pas de réflexes exceptionnels.
Mais honnêtement...C'est vraiment un petit jeu qui a un succès mérité.

 

 


Une petite pause, et on repart de plus belle avec le second article !
(Par contre Garry, ce que tu as l'air psychopathe sur ce fanart...)


Evidemment, les fanarts utilisés appartiennent à leurs auteurs respectifs. Ils ont été trouvés sur
pixiv et tumblr.

Ib [1/2] : Visite guidée

 

 

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A
Pareil pour moi, j'ai hâte de lire la suite, j'ai tellement aimé ce jeu 8D
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C
J'ai adoré ton analyse **<br /> A quand la deuxième partie ? <br />  
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